Interview Jean-Pierre Goux : la saga Siècle Bleu

Après avoir été chercheur en mathématiques pendant presque dix ans, Jean-Pierre Goux travaille depuis quelques années dans le secteur de l’économie et de l’énergie à Paris. Il  travaille depuis 10 ans à l’écriture de la saga  Siècle bleu, un thriller écologique dont le second opus “Ombres et Lumières” vient de paraitre.

 

siècle bleu, jean-pierre goux

Couverture de Siècle Bleu

Votre roman est à la fois un thriller et un ouvrage de science fiction, mais il apparaît également d’une certaine façon comme un ouvrage d’anticipation. Est-ce qu’il rend compte fidèlement de ce qu’est votre vision personnelle des changements à l’oeuvre de par le monde ? 

J-P. Goux : La saga Siècle bleu est davantage une fiction scientifique qu’un ouvrage de science-fiction. L’intrigue est en effet contemporaine et toutes les références réelles. C’est donc bien une réflexion personnelle sur le monde actuel et surtout la narration d’une voie qui permettrait à l’humanité de s’en sortir. Celle-ci est le résultat de 15 ans de recherches personnelles sur l’état de la planète et des sociétés humaines.

Pourquoi avez-vous choisi le mode de la narration romanesque pour ce qui apparaît sinon comme une prise de position politique, du moins comme une forme d’engagement ?

Le roman était pour moi la seule forme de récit permettant d’incorporer toutes les dimensions scientifiques, politiques, artistiques, économiques, cosmiques et mystiques nécessaires pour tracer une voie vraiment durable à l’humanité. De plus, par rapport à l’essai, le roman permet de faire passer des émotions, de montrer des changements à l’oeuvre et de faire des informations de fond dans une trame haletante. Le choix du roman s’est donc imposé.

Dans quelle mesure votre pratique professionnelle vous a t-telle inspiré dans votre travail ? Quels signes concrets voyez vous aujourd’hui, de ce point de vue, de l’imminence de la “révolution bleue” ?

Je fais une dissociation totale entre mon travail (dans le secteur de l’énergie) et la réflexion sur Siècle bleu dont l’énergie n’est qu’une petite composante. Néanmoins le secteur de l’énergie sera l’un des plus cruciaux et porte en lui toute la complexité des choix qui devront être faits. Au travail, je mesure chaque jour l’ampleur de la tâche et la difficulté de vraiment adopter des choix de politique énergétique de rupture. Cela m’a donc conforté dans l’idée que si un changement survient, il viendra des peuples, de quelques rêveurs ou visionnaires et non pas des politiques, dépassés par les événements.
— Ecrit par IDPI

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