Idpi – Idées subversives

 

L‘IPDI est une association ″loi 1901″
déclaration publiée au JO du 27 février 2010

Idpi est un laboratoire de réflexion destiné à cerner les contours de la “disruption numérique” et de la “troisième révolution industrielle”, à destination des décideurs publics et privés, et plus généralement du grand public.

Les travaux d’IdPi sont essentiellement consacrés aux transitions et mutations que les technologies numériques imposent aux entreprises, aux Etats et aux organisations publiques. Le think tank se donne pour objectif de comprendre et d’anticiper le développement de ces technologies, d’en mesurer l’impact pour les sociétés et de définir les stratégies d’actions pour qu’elles bénéficient aux individus, aux acteurs économiques et aux sociétés. Idpi adopte une démarche exploratoire, critique et pratique ; il n’est ni un évangélisateur ni un adversaire des technologies numériques et des concepts qui leurs sont associées.

Plus généralement, Idpi est un think tank / do-tank dont l’objectif est de faire émerger de nouvelles idées, et notamment de nouveaux penseurs et auteurs en particulier dans le monde de la recherche en sciences humaines. En ce sens, Idpi veut défendre des idées subversives : étranges, parfois dérangeantes, comme peuvent l’être les nouveautés. Ses productions, qui visent un niveau de qualité académique incluant, dans la mesure du possible, une dimension internationale et comparative, doivent déboucher sur des propositions opérationnelles de politiques publiques ou des solutions utiles aux acteurs socio-économiques.

  • Fonctionnement

Œuvrant dans un but d’intérêt général, Idpi diffuse auprès du grand public ses productions les plus immédiates. Ses travaux sont accessibles gratuitement sur internet. Ils peuvent également donner lieu à des évènements et des débats ainsi qu’à des publications.

Laboratoire de la pensée subversive, Idpi rejette toute affiliation partisane : son cercle et ses travaux sont ouverts à tous ceux qui veulent questionner et comprendre la disruption économique, technologique ou sociale. Idpi est une structure indépendante, tant dans le choix de son agenda que des travaux et chercheurs qu’il soutient. Elle a constitué un conseil scientifique afin de garantir cette indépendance. Elle est une émanation du « Lab » d’Antidox, un cabinet de conseil en stratégie et communication, dont l’objectif est de participer à la réflexion collective nécessaire dans un monde marqué par la révolution numérique. Indépendant et maître de son calendrier de recherche, Idpi mène des projets de recherche conjoints ou co-financés avec des entreprises privées, des administrations nationales et communautaires, ainsi que des fondations d’utilité publique.

  • Place dans les débats intellectuels

Idpi a une vocation mondiale et ses travaux ont une visée universelle. Il souhaite avant tout dynamiser certains aspects du débat intellectuel français concernant l’innovation. Comme dans les autres pays situés à l’avant-garde de l’innovation, la France est au prise avec la dialectique de l’innovation telle que définie par Schumpeter : « Le nouveau ne sort pas de l’ancien, mais apparaît à côté de l’ancien, lui fait concurrence jusqu’à le ruiner. » A date, force est de constater qu’elle n’a pas réussi à capitaliser sur la transition numérique alors même qu’elle dispose des atouts nécessaires à cette fin. Elle doit pour cela disposer des cadres intellectuels permettant de d’élaborer des réponses opérationnelles pertinentes aux questions que posent les technologies actuelles. Dans quelle mesure faut-il protéger les secteurs économiques traditionnels et les entreprises installées, ou bien favoriser le développement de nouvelles technologies, de nouveaux services et de nouveaux usages ? Comment faire évoluer l’emploi et accompagner les cadres de travail dans les transitions à l’œuvre ? Comment inventer, définir et généraliser à grande échelle les innovations positives ? Comment prendre position dans les controverses scientifiques qui structurent le développement des innovations ?

  • Moyens

Projets de recherche : Le travail d’Idpi se structure autour de projets de recherche menés par des groupes pluridisciplinaires (entreprises, associatifs, politiques, universitaires, artistes…). Ces projets font l’objet de rapports, d’interventions dans les médias ou de colloques.

Site internet : Le site constitue un média destiné à analyser en profondeur des innovations et leurs conséquences pratiques. Autour d’un noyau dur d’universitaires qui y publient régulièrement des billets ou tribunes, le site internet est ouvert aux contributions extérieures. Les meilleurs articles sont publiés en anglais et français.

Débats : sous la forme de petits déjeuners ou déjeuners bi-mensuels avec des experts internationaux venus présenter un enjeu spécifique ou sous la forme de conférences plus classiques qui permettent de toucher un public spécialisé, selon que l’événement cherche ou non à être médiatisé.

Ouvrages : Idpi travaille en collaboration avec les éditions Hermann, dans le cadre d’une collection à paraître en septembre 2015. Plusieurs ouvrages sont en cours d’écriture.

  • Les projets

« Hate speech » & Opinion Mining : Mené par le sociologue Joël Gombin, le projet vise à analyser et cartographier dans l’environnement internet les discours d’ordre raciste, sexiste, homophobe, antisémite et plus généralement les discours relevant de la « haine ». Internet est en effet un espace ayant des spécificités propres pour ce genre de discours. Le projet est l’occasion d’inventer des méthodologies permettant de comprendre le nouvel espace public généré par internet : méthodes statistiques, big datas, machine learning, opinion mining… Le projet se définit comme un observatoire de l’opinion en ligne ou un institut d’étude des nouveaux espaces publics. Il conclue des partenariats avec les chercheurs et les acteurs publics ou privés qui en font la demande.

Gamification : Mené par le chercheur Olivier Mauco, un groupe de travail consacré à la gamification travaille à définir les espaces les plus pertinents pour l’utilisation des technologies de l’engagement : serious games pour l’apprentissage, gamification dans le e-commerce et la distribution, moyens administratifs non coercitifs relevant des nudges…

Energy – systems & transitions : Un groupe de travail vise à réfléchir aux évolutions du système énergétique français et européen, dans le cade du changement de paradigme apporté par les technologies numériques et les « clean techs » : voiture électrique, efficacité énergétique active, smart grid et micro-grids, industrie 4.0 ou industrial internet, domotique, demand&response… ce groupe de travail vise à proposer un espace de dialoguer permettant une « cross-fertilisation » des start-ups et des grandes entreprises du secteur.

E-administration et numérisation de l’Etat : Comment l’Etat peut-il installer des outils numériques permettant des gains en termes de qualité des services publics, mais aussi d’efficience des moyens alloués ? Quels apports peuvent être intégrés pour l’éducation (Mooc, serious games…), la santé (e-santé, domotique, dossiers médicaux numériques), la défense (cyberdéfense, numérisation des armées), etc. ? A ce stade, les expérimentations et innovations ont engendrés tout autant de premiers succès tout autant que des échecs cuisants. L’analyse des causes de ces échecs est déterminante pour les sociétés.

Internet of Things et data management : Le projet s’intéresse à toute utilisation des objets ou des choses technologiques qui concourrait à une amélioration du bien commun, qu’il s’agisse de la santé ou de la sécurité des individus, de l’amélioration de leurs capacités cognitives, affectives ou physiques, comme de l’optimisation des systèmes sociaux. Les thèmes de recherche ont trait au design des objets et des systèmes, mais aussi aux questions philosophiques et éthiques que ces systèmes posent :  privacy, aliénation, cyborg, évolution de la subjectivité…

  • Une émanation du Lab d’Antidox

IdPi est une émanation associative et non profit du Lab du cabinet de conseil en stratégie et communication Antidox. Le Lab explore les potentialités des technologies sous une forme opérationnelle (financement, amorçage et développement de start-ups) et intellectuelle (études relatives aux disruptions technologiques). Les collaborateurs d’Antidox qui le souhaitent développent des projets de recherche dans le cadre d’Idpi et apportent leur expertise et leur créativité aux projets en cours.

Idpi est ouvert à tout autre acteur public ou privé intéressé par son programme de recherche.

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